Le sport : ma bête noire

L’entraînement, c’est vraiment ma p’tite bête noire. Quand j’pense à elle, c’est souvent négatif : perte de poids, souffrance, pénible, long, chaleur, désagréable… Je travaille fort là-d’sus depuis plusieurs mois, afin de me libérer des toutes ses fausses croyances que j’ai envers le sport.


Tout ou rien


Avant, soit je me donnais à fond ou pas pentoute. Ça me faisait culpabiliser chaque fois que je sautais une journée d’entraînement. C’était comme si je venais de tout gâcher les efforts que j’avais mis et j’abandonnais.


C’était comme si le repos n’existait pas, que tout devait être fait avec beaucoup d’effort et de souffrance, que bouger ne servait qu’à perdre du poids et que l’entraînement c’est pour chaque jour de ta vie, sinon tu n’es pas une femme disciplinée. Je crois que je m’en suis mise beaucoup trop sur les épaules.


C’était noir ou blanc. Jamais qu’il n’y avait de zone de gris!

Il y a aussi des blessures...


J’ai aussi eu de grandes blessures face à l’entraînement. Les séances d’éducation physique au secondaire n'étaient pas des moments de plaisir pour moi. La plus grande blessure que je garde encore et que je me détache de plus en plus, c’est la fois où je me suis inscrite pour la première fois au gym.


Je suis entrée et je me suis rendue à l’accueil où une jolie demoiselle m’a bien accueilli. Nous avons procédé à mon inscription. J’ai payé mon abonnement. Par la suite, nous avons pris rendez-vous avec un entraîneur pour faire mon programme d’entraînement. Jusque là tout allait bien.


C’est au moment où je lui ai dit «au revoir» et que je me suis dirigée vers la porte… L’entraîneur en question avait entendu son nom et a tout de suite été voir la femme à l’accueil pour demander de changer mon rendez-vous pour ne pas être avec moi. À ce moment, mon cœur s'est serré et je venais de regretter mon inscription à ce gym.


Ça ne m’avait pas empêchée d’y aller durant 1 an et demi, car mon envie de perdre du poids était beaucoup plus grande que cette injustice que je venais de vivre face à mon physique. Car oui, je venais de vivre de la grossophobie. Oui cet homme ne voulait pas travailler avec moi à cause de mon physique. Est-ce que 18 mois plus tard, avec 60 livres en moins, il m’aurait fait un programme? Je ne détiens pas la vérité absolue, mais je suis certaine que oui.



Être grosse = pas de sport?


Je sais qu’aujourd’hui, encore beaucoup trop de femmes s’empêchent de bouger et de faire du sport parce qu’elles ont peur du jugement des autres. Notre gras qui bouge. Les seins et les fesses qui sautent. Les positions parfois inconfortables et peu valorisantes. Les croyances que «les grosses qui bougent, c’est pour perdre du poids» et «les grosses ne sont pas capables de faire un sport» sont encore présentes.


Je sais aussi comment nous pouvons nous sentir quand ça fait longtemps qu’on a pas bougé. Nous sommes faibles, peu endurantes et essoufflées pour un rien. Cette sensation est normale. Je sais que ça ne donne pas le goût de continuer et que c’est décourageant. On était tellement plus endurantes avant…


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Nous sommes ici aujourd’hui. C’est maintenant que chaque petit effort te rendra plus forte et plus endurante. Même si tu décides de bouger seulement 5 minutes parce que c’est tout ce dont ton corps est capable, c’est ok! Et si tu décides de faire du yoga pis que tu n’arrives pas à faire tous les mouvements, c'est ok! Même si tu as seulement été prendre une marche pour regarder la nature, c'est ok! Tout est parfait!



À retenir et à relire !


Cesse la performance et revient à TOI. Cesse de revivre le passé et revient au moment présent. Libère toi de tes vieilles croyances et blessures qui ne te servent plus et renoue avec une nouvelle réalité qui te fait du bien. Celle où bouger ton corps te permet de reconnecter. Celle où faire du sport te rend heureuse. Et celle où t’entraîner t’apporte de la force et de l’endurance pour les prochaines activités en plein air en famille!


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