Ma séparation... Un bout de mon histoire



Je crois qu’aujourd’hui je suis prête à vous parler d’un bout de ma vie qui a été très douloureuse. C’est un événement qui a été très difficile à traverser durant une période, mais qui m’a tout de même permis d’évoluer à grand pas de géant par la suite.


Cette histoire, je vous la raconte non pas pour me rendre intéressante, mais pour vous inspirer. Ou peut-être même vous aider. Chaque être humain à ses histoires, qu’elles soient joyeuses ou tristes. Pour certaines personnes, ce que j’ai vécue sera banal, mais pour d’autres ça sera déroutant.


Sauf que je sais que cette histoire peut en rejoindre beaucoup. C’est la raison pour laquelle je vous la raconte en partie. Je sais que je ne suis pas la seule à avoir subie une relation toxique comme celle-là. Elle est malice, subtile et malveillante. Vous ne vous doutez de rien jusqu’au moment où il est trop tard…


Voici un bout de mon histoire lorsque j’ai décidé de quitter une relation malsaine...


Durant des années, je m’étais détruite petit à petit dans une relation qui ne me convenait pas.


Je n’avais déjà pas beaucoup de confiance en moi, mais j’avais réussie à toute la perdre. Je ne prenais plus soin de moi. J’ai prise du poids. J’étais dépressive. Je pleurais tout le temps. J’étais constamment en colère.


Je marchais sur des œufs et j’avais peur de m’exprimer. Je vivais dans la solitude et je détestais ma vie. J’ai subis cette relation durant plusieurs années… Vous devez maintenant vous demander, mais pourquoi restais-tu là?


Lorsque ça allait mal, j’essayais de parler et d’exprimer ce qui ne me convenait pas pour qu’il puisse me comprendre et faire attention. Il ne m’écoutait pas. Il ne me respectait pas. Je nageais seule dans cette relation. Et lorsque je voulais le quitter, comme par magie, il redevenait gentil et disait qu’il allait changer.


Sous ses menaces et son contrôle sur moi, je restais.


Oui, j’ai été très naïve et j’étais dépendante. J’avais peur de partir. Je manquais tellement de confiance en moi que je préférais rester là plutôt que de refaire ma vie en ne sachant pas ce que je valais vraiment. Dans ma tête, à ce moment de ma vie, je ne valais plus rien. Tout ce que je faisais ou disais n’était jamais correcte. J’étais qu’une moins que rien !


J’avais beau savoir que tant que je resterai dans cet environnement toxique j’allais rester celle que je suis et que je n’allais jamais changer. Que je n’allais jamais évoluer.


Il m’est souvent arrivée de penser à quitter ce monde. Moi, Sonia, cette fille que tout le monde voit sourire et qui est mère de deux enfants magnifiques, qui a un travail et qui semble bien aller dans sa vie en général. Je savais au plus profond de moi ce qui allait se produire si je quittais cet homme. Je savais que j’allais subir beaucoup de menaces, de paroles blessantes et de violences psychologiques. Dans mes pensées, le suicide était ma voie vers la liberté et ma guérison. J’avais tellement mal en dedans de moi. J’avais tellement peur de passer par une séparation avec lui...


Mais j’ai dû passer par cette étape douloureuse de séparation pour ma survie. Et Lorsque je parle de douleur ce n’est pas la perte de la personne mais plutôt le processus de séparation.


Si vous fréquentez ou avez déjà fréquenté une personne toxique, vous savez de quoi ils sont capable. J’ai vécu l’enfer durant cette rupture. Beaucoup de menaces, de violences psychologiques et de manipulations, comme je l’avais imaginée.


Je croyais que je n’allais jamais m’en sortir. Que j’allais encore, une fois de plus, lâcher prise et rester encore à cet endroit pour éviter la chicane. Parce que des cries et des pleures, y’en a eu.


J’ai eu la chance d’avoir mon conjoint actuel qui m’a accompagné dans cette séparation. Il a été la personne qui m’a soutenu durant cette étape de ma vie et je remercie l’univers de l’avoir mit sur mon chemin.


Mais n’importe quelles femmes qui est prêtent à partir d’une relation malsaine peut s’appuyer sur l’aide d’une personne. Une amie ou quelqu’un dans sa famille. Cette personne doit être prête à être là à n’importe quel moment pour répondre à un appel ou venir vous voir.


De mon côté, j’ai dû aussi avoir recours aux policiers...


Parce qu’une personne comme ça, ça ne veut pas te laisser partir. J’ai été enfermée dans une chambre pour ne pas partir. Il était en colère. Il a lancé mon téléphone dans un miroir. Il a gardé mon téléphone en otage pour que je ne puisse plus appeler personne. Il m’a empêché de partir en tirant mon sac et mon bras. J’avais hâte que mon calvaire se termine.


Suite à l’appel des policiers, il a dû quitter la maison et il n’avait plus le droit de s’approcher de moi. Mais le pire, c’est qu’il venait tout de même à la maison. À ce moment, j’avais compris qu’il n’allait pas lâcher le morceau même avec des empêchements donné par la cour...


Un matin, lorsqu’il était parti travailler, j’ai fait mes valises et celles des enfants. Nous sommes partis chez ma marraine et mon parrain (merci, merci!!!!) qui m’a permise de rester chez elle quelques semaine le temps que je me trouve un endroit où vivre.


Depuis cette journée, il ne m’a pratiquement plus harcelé.


Ma séparation a été un enfer, mais rien comparativement à ce que je vivais à tous les jours. Ça valait la peine de passer au travers cet orage pour ensuite vivre la paix et le bonheur.


Ma confiance en moi a augmenté en flèche. J’ai un conjoint qui me respecte et me permet d’évoluer dans ma vie. Je vis le bonheur et l’amour avec ma nouvelle famille. Je suis tellement bien dans ma vie.


Si j’aurai quitté ce monde, j’aurai manqué les beaux sourires de mes enfants.

Si j’aurai quitté ce monde, je m’aurai privé d’un amour puissant avec un homme merveilleux et la douceur de sa cocotte.

Si j’aurai quitté ce monde, j’aurai abandonné mes rêves, mes ambitions et mes folles idées.

Si j’aurai quitté ce monde, je n’aurai jamais plus voir la femme que je suis en train de devenir.


Pour la 18e Journée mondiale de la prévention du suicide, le thème de l’édition est “Travaillons ensemble pour prévenir le suicide”. Je vous partage un bout de mon histoire pour inspirer d’autres femmes qui vivraient la même chose. Allez chercher de l’aide, vous en valez la peine.


Si l'un de vos proches ou vous-même êtes en détresse, n'hésitez pas à consulter, à demander soutien, aide et assistance. Vous pouvez appeler sans frais, partout au Québec, au 1 866 APPELLE (277-3553).


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