Mon histoire - Dépression et trouble obsessionnel compulsif (TOC)


Je pense que c’est la bonne journée pour vous dévoiler… Parce que dans l’fond, y’aura jamais de bon moment pour ça. Mais spécialement parce que c’est la 11e journée de Bell cause pour la cause, j’ai envie de m’ouvrir à vous en toute vulnérabilité, de le dire pour être libérer et d’être authentique avec vous, parce que c’est d’abord et avant tout ce que je vous montre tsé : s’accepter telle que nous sommes et s’aimer ainsi !


Alors, voilà…


Dans ma vidéo de présentation, sur ma page Facebook, la semaine dernière, je vous ai partagé que j’avais développé un TOC, au moment où j’étais retourné avec mon ex-conjoint. En réalité, je crois que l’événement a été un choc pour moi. Je venais donc de vivre une énorme déception envers moi… J’avais enfin réussi à le quitter. Mais 4 mois plus tard, il avait encore réussi à m’amadouer et j’y suis retournée...


Tout s’est passé en douceur… Sans que je me rende compte que j’avais un problème. Ça devenait de plus en plus fréquent. Parfois, c'était plus intense. Le jour où j’ai réalisé que je faisais un acte inconscient qui m’apaisait, j’ai faite une recherche sur Google. À ce moment, je ne savais pas ce que j’avais.


Aujourd’hui, un mot représente cette différence, ce trouble. Un seul mot qui vient enfin m’éclairer et me faire réaliser que je ne suis pas seule… Pas seule, mais quand même seulement 1 à 2 % de la population en sont atteintes (90% des femmes). Ce n’est pas beaucoup. Tout ce que je voyais, c’est que je n’avais plus ce que d’autres avaient… Des cils.


Alors, voilà… Je suis trichotillomane. Je souffre de trichotillomanie, qu’on surnomme aussi «tricho», depuis maintenant 6 ans.


Je suis certaine que c’est la première fois que vous entendez ce mot, ou peut-être pas... Des gens se rongent les ongles, mais la trichotillomanie, qui peut être perçues semblables, c’est de s’arracher les poils. Et moi, c’est les cils. Pourquoi ? Je n’en ai aucune idée ! Souvent, ce sont les cheveux. Les femmes trichotillomanes s’achètent des perruques pour camoufler leur arrachage compulsif.


Ce trouble fait partie des troubles psychiatriques et est catégorisé dans les troubles obsessionnels compulsifs (TOC). Dans les premières années, je le faisais dans des gros moments de stress ou lorsque je vivais une grande tristesse… Ce qui était plutôt fréquent dans mon ancienne relation. Maintenant, c’est devenu une habitude. Oui, quand y’a du stress… Mais surtout une mauvaise habitude. Un peu comme les fumeurs…


Donc, dans des grands moments de stress, l’arrachage produit un soulagement et un sentiment de satisfaction. Évidemment, une fois le rituel terminé, c’est surtout un sentiment de honte, de gêne ou de culpabilité qui nous envahit.


Je pensais qu’en quittant mon environnement toxique, j’allais m’en débarrasser du jour au lendemain. J’ai eu tort. C’est une habitude très ancrée en moi. Heureusement, j’ai la chance d’avoir un homme merveilleux qui m’a écouté, a essayer de comprendre la tricho et surtout, ne m’a pas jugé. Il peut être trop facile de se dire que la personne n’a qu’à arrêter… Si ça serait si facile, je l’aurai déjà fait. Ça m’aura pris des années avant d’en parler à une amie très proche. Ce n’est même pas un sujet que j’ai abordé avec mon ex-conjoint. Il le savait… Me le reprochait. Mais nous n'en avions jamais discuté. De toute façon, je me sentais déjà très jugé…


Quelques personnes le savent, mais très peu. J’ai encore très honte de ça et quand j’en parle avec mon amoureux, c'est une corde très sensible. Je pleure, c'est instantané.


Pendant que j’écris ce texte, je suis rendu à 7 jours sans avoir arracher. J’ai reçu une séance d’hypnose que je peux réécouter avant de m’endormir. Durant cette séance, j’ai ancré un rituel de respiration que je répète plusieurs fois dans la journée. Si je sens que l’envie arrive, je commence tout de suite à faire du EFT. Pour l’instant, ça semble très bien marcher et j’ai confiance en la méthode d’hypnose !


Y’a 6 ans, mon corps et ma tête me parlaient. Ils m'avaient sûrement dit quelque chose que je n’avais pas écouté. Je n’ai rien entendu et me voilà, aujourd’hui, avec ce trouble. Au travers de tout ça, j’ai vécu des épisodes de dépression et de pensées suicidaires. J’ai eu la force d’aller chercher de l’aide et contre mon égo, j’ai débuté, à quelques mois suivant la naissance de mon premier bébé, une prise d’antidépresseurs.


Votre corps vous parle. Écoutez-le. Et aller chercher de l’aide. Appelez des ami(e)s ou de la famille pour parler. Vous pouvez aussi retrouver plusieurs ressources sur le Web !


Trouver de l’aide dans votre communauté : https://www.esantementale.ca/Quebec/Depression/index.php?m=heading&ID=33

Service Canadien de prévention du suicide : https://www.crisisservicescanada.ca/fr/

Revivre : https://www.revivre.org/

Écoute - entraide : https://www.ecoute-entraide.org/ligne-decoute/


Avec amour et lumière xoxo






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